<h2>Introduction</h2> <p>Le secteur des p&ecirc;ches maritimes est un secteur pionnier pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social du Maroc. Il est dot&eacute; d&rsquo;une double fa&ccedil;ade maritime, m&eacute;diterran&eacute;enne et atlantique qui est r&eacute;put&eacute;e parmi les plus poissonneuses du monde et faisant du Maroc le premier producteur de poisson &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;Afrique ainsi que le 1er producteur et exportateur mondial de sardine d&rsquo;apr&egrave;s les statistiques de la FAO (Fishstat).</p> <p>Cependant, ces ressources halieutiques sont sujettes &agrave; une exploitation de plus en plus accrue, ce qui a n&eacute;cessit&eacute; la mise en place des plans d&rsquo;am&eacute;nagements des principales p&ecirc;cheries du Royaume, et le d&eacute;veloppement du secteur aquacole. Etant un des 5 projets phares du plan Halieutis<a href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a>, l&rsquo;aquaculture se veut un relais de croissance du secteur halieutique qui vise &agrave; diversifier l&rsquo;&eacute;conomie nationale, contribuer &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire et int&eacute;grer le pays davantage dans le commerce international des produits de la mer.</p> <p>Au niveau international, les directives volontaires de la FAO, visant &agrave; assurer la durabilit&eacute; de la p&ecirc;che artisanale, invitent les Etats et autres parties prenantes &agrave; contribuer &agrave; la cr&eacute;ation de nouveaux d&eacute;bouch&eacute;s, notamment l&rsquo;aquaculture artisanale responsable, en vue de compl&eacute;ter et diversifier les revenus des communaut&eacute;s d&rsquo;artisans p&ecirc;cheurs et favoriser une utilisation durable des ressources.<a href="#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a></p> <p>Les plans d&rsquo;am&eacute;nagement aquacole lanc&eacute;s r&eacute;cemment au Maroc portent principalement sur la conchyliculture. Les esp&egrave;ces de coquillages cibl&eacute;s, notamment la moule, pr&eacute;sentent une grande importance sur le plan social et solidaire, sachant que l&rsquo;exploitation actuelles de ces esp&egrave;ces est largement limit&eacute;es aux femmes ramasseuses qui font partie des&nbsp; populations locales.</p> <p>Au niveau de la r&eacute;gion Souss Massa, la collecte des ressources littorales, essentiellement les moules, repr&eacute;sente une des activit&eacute;s socio&eacute;conomiques de grande envergure. L&rsquo;activit&eacute; offre des revenus suppl&eacute;mentaires aux communaut&eacute;s locales, et particuli&egrave;rement les femmes pratiquant cette activit&eacute; et dont le nombre varie d&rsquo;un site &agrave; l&rsquo;autre&nbsp;: Imessouane, Cap Ghir, Douira, Sidi Boulfdail... Cependant, et vu que la zone fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exploitation parfois intense et de fa&ccedil;on anarchique, n&eacute;cessitant une connaissance biologique et &eacute;cologique approfondie pour l&rsquo;assurance de sa durabilit&eacute;, l&rsquo;exploitation doit &ecirc;tre rationnelle et la production doit &ecirc;tre valoris&eacute;e pour une meilleure rentabilit&eacute;.</p> <p>Une seule coop&eacute;rative f&eacute;minine de la r&eacute;gion assure la collecte et la valorisation des moules&nbsp;; il s&rsquo;agit de la coop&eacute;rative f&eacute;minine des produits de la mer de Douira &laquo;&nbsp;COFEPROMER&nbsp;&raquo; active dans le Parc National de Souss Massa. La coop&eacute;rative entend l&#39;exploitation durable de cette ressource et garantir un revenu aux femmes du site Douira. La coop&eacute;rative a-t-elle r&eacute;ussi dans l&rsquo;am&eacute;lioration de la condition de la femme? Et dans quelle mesure le mod&egrave;le coop&eacute;ratif a permis l&rsquo;insertion socio&eacute;conomique des femmes de la r&eacute;gion&nbsp;?</p> <p>L&rsquo;objectif de notre article est d&rsquo;engager un travail de recherche autour du r&ocirc;le que rev&ecirc;t le mod&egrave;le coop&eacute;ratif marocain dans l&rsquo;inclusion socio-&eacute;conomique des femmes dans le secteur de p&ecirc;che, un secteur qui reste masculin et qui soul&egrave;ve la probl&eacute;matique du genre, en se basant sur l&rsquo;&eacute;tude du cas de la coop&eacute;rative des femmes &laquo;&nbsp;COFEPROMER&nbsp;&raquo;. Notre d&eacute;marche est exploratoire bas&eacute;e sur un guide d&rsquo;entretien administr&eacute; aux femmes membres de la coop&eacute;rative dont la responsable, pour cerner leur perception des impacts socio-&eacute;conomiques de leur organisation.</p> <p>Dans un premier temps, l&rsquo;article pr&eacute;sente un survol g&eacute;n&eacute;ral sur le secteur de p&ecirc;che au Maroc, en particulier l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;activit&eacute; aquacole avec une pr&eacute;sentation du classement sanitaire des zones et des esp&egrave;ces exploit&eacute;s. Ensuite, il abordera le cadre l&eacute;gal et institutionnel des coop&eacute;ratives au Maroc, ainsi que leur apport au d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social du pays. La communication sera l&rsquo;occasion &eacute;galement de montrer le r&ocirc;le que rev&ecirc;t le mod&egrave;le de l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif dans l&rsquo;insertion socio&eacute;conomique des femmes &agrave; travers une &eacute;tude de cas au sein d&rsquo;une coop&eacute;rative f&eacute;minine des produits de la mer de Douira.</p> <h2>1- Pr&eacute;sentation du secteur de la p&ecirc;che et de l&rsquo;aquaculture au niveau national et r&eacute;gional</h2> <p>Le Maroc dispose d&rsquo;une double fa&ccedil;ade maritime atlantique et m&eacute;diterran&eacute;enne, sur pr&egrave;s de 3500 km de c&ocirc;tes riches et vari&eacute;es. Il dispose ainsi d&rsquo;une zone &eacute;conomique exclusive de plus d&rsquo;un million de km&sup2; r&eacute;put&eacute;es parmi les plus poissonneuses. Cependant, ces ressources halieutiques sont sujettes &agrave; une pression de p&ecirc;che qui a n&eacute;cessit&eacute; la mise en place des plans d&rsquo;am&eacute;nagement des principales p&ecirc;cheries du Royaume, ainsi que le d&eacute;veloppement du secteur aquacole afin d&rsquo;int&eacute;grer le pays davantage dans le commerce international des produits de la mer.</p> <h3>1.1- Le secteur de p&ecirc;che et son organisation</h3> <p>Le Maroc occupe le rang du 1er producteur de poissons en Afrique ainsi que la premi&egrave;re place &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale en tant que producteur et exportateur de la sardine. Sa position strat&eacute;gique dans ce secteur lui permet de signer un ensemble d&rsquo;accords de p&ecirc;che et de coop&eacute;ration n&eacute;goci&eacute;s avec l&rsquo;Union Europ&eacute;enne et la Russie. La contribution de ce secteur au Produit Int&eacute;rieur Brut (P.I.B) national a &eacute;t&eacute; de l&rsquo;ordre de 2 A 3% en moyenne durant des 10 derni&egrave;res ann&eacute;es. (Doukkali M. R. &amp; Kamili A&nbsp;; 2018)<a href="#_ftn3" name="_ftnref3" title="">[3]</a></p> <p>L&rsquo;activit&eacute; Halieutique contribue &eacute;galement &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire du Maroc. Elle figure parmi les secteurs &agrave; fort potentiel de croissance et d&rsquo;emploi et occupe &agrave; ce titre une place strat&eacute;gique et un r&ocirc;le moteur dans l&rsquo;&eacute;conomie nationale. Le secteur g&eacute;n&egrave;re plus de 170&nbsp;000 emplois directs et pr&egrave;s de 500&nbsp;000 emplois indirects (Doukkali M. R. &amp; Kamili A&nbsp;; 2018) et il emploie pr&egrave;s de 97&nbsp;000 personnes &agrave; terre, soit 84 % de l&rsquo;objectif fix&eacute; &agrave; l&rsquo;horizon 2020 dans le plan Halieutis.</p> <p>Le plan Halieutis, qui est la strat&eacute;gie nationale pour le d&eacute;veloppement du secteur de la p&ecirc;che &agrave; l&rsquo;horizon 2020, a &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute; conform&eacute;ment aux orientations strat&eacute;giques de sa majest&eacute; le roi Mohammed VI. Lanc&eacute; en 2009, il a &eacute;rig&eacute; la durabilit&eacute; comme un axe fondamental, pour lequel la recherche constitue une priorit&eacute;.</p> <p>Au niveau de la r&eacute;gion Souss Massa, le secteur de la p&ecirc;che pr&eacute;sente de r&eacute;elles opportunit&eacute;s. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une activit&eacute; faisant partie de la tradition des &eacute;tendues c&ocirc;ti&egrave;res de la r&eacute;gion. La r&eacute;gion poss&egrave;de en effet une fa&ccedil;ade atlantique de 180 km caract&eacute;ris&eacute;e par une grande biodiversit&eacute; de l&rsquo;espace maritime. Elle dispose d&rsquo;un grand port de p&ecirc;che &agrave; Agadir et de 9 points de d&eacute;barquement am&eacute;nag&eacute;s (PDA) permettant de r&eacute;aliser un chiffre d&rsquo;affaires &agrave; la premi&egrave;re vente de &nbsp;de 457 138 KMAD &agrave; Agadir et 21,5 KMAD entre les PDAs d&#39;Imssouane, Imiouadar et Taghazout. Au total, ce sont 465 unit&eacute;s c&ocirc;ti&egrave;res, 216 navires hauturiers et 1 450 unit&eacute;s de p&ecirc;che artisanale qui emploient 660 000 personnes pour un PIB r&eacute;gional de 6 % et 42% en National. (Resaego, 2019)</p> <p>Cependant, les effets du changement climatique et les risques d&rsquo;&eacute;puisements des ressources Halieutiques constituent des d&eacute;fis majeurs. Face &agrave; ces d&eacute;fis, des &eacute;valuations de la qualit&eacute; du milieu marin constituent une partie int&eacute;grante des programmes de protection des zones marines et c&ocirc;ti&egrave;res afin de pouvoir analyser et expliquer les changements, leurs causes et leurs cons&eacute;quences, et d&eacute;terminer les impacts exigeants une intervention rapide des d&eacute;cideurs et gestionnaires de l&rsquo;environnement. Les &eacute;valuations permettent de juger l&rsquo;efficacit&eacute; des mesures prises, d&rsquo;emp&ecirc;cher la d&eacute;gradation du milieu marin, de prot&eacute;ger de pr&eacute;cieuses esp&egrave;ces et communaut&eacute; et de restaurer des habitats et des &eacute;cosyst&egrave;mes marins d&eacute;grad&eacute;s.</p> <p>A cet &eacute;gard, la connaissance de l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;environnement marin est d&rsquo;une importance capitale. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;&eacute;tablir et de publier &agrave; intervalle r&eacute;gulier des bilans de sa sant&eacute; environnemental et de son &eacute;volution.</p> <p>Le long du littoral marocain, la surveillance permanente des zones de production conchylicole et des ressources littorales est men&eacute;e par le biais d&rsquo;un R&eacute;seau de Surveillance du Milieu Marin de l&rsquo;Institut National de la Recherche Halieutique (RSMM), ayant pour objectifs d&rsquo;assurer la protection du milieu marin et la pr&eacute;servation de la sant&eacute; du consommateur des produits de la mer.</p> <p>Les sites couverts par ce r&eacute;seau sont class&eacute;s par ordre d&eacute;croissant de salubrit&eacute; en 4 cat&eacute;gories A, B, C, et&nbsp;D et ce selon l&rsquo;estimation de la qualit&eacute; microbiologique et du taux de contamination chimique.</p> <p>Apr&egrave;s classement, les zones cibles font l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance sanitaire r&eacute;guli&egrave;re, destin&eacute;e &agrave; v&eacute;rifier la p&eacute;rennit&eacute; des caract&eacute;ristiques ayant fond&eacute; leur classement et &agrave; d&eacute;pister d&rsquo;&eacute;ventuels &eacute;pisodes de contamination. Cette surveillance porte sur la mesure des param&egrave;tres microbiologiques (E. coli), chimiques (m&eacute;taux lourds, Polychlorobiph&eacute;nyles (PCB), Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les Dioxines), ainsi que des bio-toxines marines dans les mollusques bivalves et le phytoplancton nuisible dans l&rsquo;eau de mer.</p> <p>Les mollusques bivalves vivants provenant d&rsquo;une zone de protection de classe A, peuvent &ecirc;tre mis sur le march&eacute; pour la consommation humaine directe. Apres leur purification ou leur repar&ccedil;age, les mollusques bivalves vivants provenant de zones de production de classe B ou C doivent satisfaire &agrave; toutes les normes sanitaires exig&eacute;es.</p> <p>Les mollusques bivalves vivants d&rsquo;une zone de production de classe D sont interdis a la commercialisation et &agrave; la consommation.</p> <p>Lorsque les seuils r&eacute;glementaires sont d&eacute;pass&eacute;s, un bulletin d&rsquo;alerte est &eacute;mis, sans d&eacute;lai, vers l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour prendre les mesures n&eacute;cessaires. La zone concern&eacute;e par l&rsquo;alerte sera ferm&eacute;e et sa r&eacute;ouverture sera conditionn&eacute;e.</p> <p>Concernant le probl&egrave;me de la surp&ecirc;che, &oelig;uvrer pour la reconstitution des stocks, adapter l&rsquo;effort de p&ecirc;che pour assurer la durabilit&eacute; de la ressource sont autant des pr&eacute;occupations qui ressortent du plan Halieutis. Afin de surmonter ces d&eacute;fis, l&rsquo;aquaculture apparait comme une des composantes essentielles de la nouvelle strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement de la fili&egrave;re halieutique marocaine pour en faire un moteur de croissance majeur.</p> <h3>1.2- Etats des lieux de l&rsquo;aquaculture au Maroc</h3> <p>L&rsquo;aquaculture est la technique qui permet d&rsquo;utiliser le milieu aquatique pour une production v&eacute;g&eacute;tale et animale. Les fermes aquacoles peuvent &ecirc;tre install&eacute;es en pleine mer, en bord de rivi&egrave;re, sur un lac ou un &eacute;tang, ou encore &agrave; terre. Sont entre autres concern&eacute;es les productions de poissons (pisciculture), de coquillages (conchyliculture), de crustac&eacute;s (carcinoculture) ou d&rsquo;algues (algoculture). L&rsquo;aquaculture est devenue depuis presque deux d&eacute;cennies, le secteur de production vivri&egrave;re ayant une croissance la plus rapide au monde. Cette activit&eacute; n&rsquo;a pas encore connu au Maroc l&rsquo;&eacute;lan qu&rsquo;elle m&eacute;rite.</p> <p>L&rsquo;acquaculture marocaine a d&eacute;marr&eacute; dans les ann&eacute;es 50, lorsque la conchyliculture a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e dans la lagune d&rsquo;Oualidia. Trois esp&egrave;ces d&rsquo;huitre ont fait alors l&rsquo;objet d&rsquo;exp&eacute;riences d&rsquo;&eacute;levage.</p> <p>A partir de 1985, une nouvelle &eacute;tape a &eacute;t&eacute; amorc&eacute;e avec l&rsquo;entr&eacute;e sur le march&eacute; de la soci&eacute;t&eacute; Marost. Sa production diversifi&eacute;e comportait des esp&egrave;ces de coquillage, des poissons marins (Loup, Bar, Dorade) et des crevettes. A partir de 2010, le secteur aquacole a connu la cr&eacute;ation de l&rsquo;Agence National pour le D&eacute;veloppement de l&rsquo;Aquaculture (ANDA) pour stimuler le d&eacute;veloppement du secteur dans le cadre du plan Halieutis.</p> <p>Le Maroc s&rsquo;est donn&eacute; tous les moyens pour insuffler une nouvelle dynamique dans le secteur halieutique, &agrave; travers le lancement du plan halieutis en 2009 par sa majest&eacute; le roi Mohamed VI. Cette nouvelle strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement a eu pour ambition d&rsquo;assurer la durabilit&eacute; du secteur, &agrave; travers la pr&eacute;servation de la ressource halieutique et de relever les d&eacute;fis de la mondialisation en r&eacute;pondant &agrave; des normes de plus en plus exigeantes.</p> <p>Au titre de l&rsquo;ann&eacute;e 2016, la production aquacole marine s&rsquo;est chiffr&eacute;e &agrave; 510 tonnes, soit une production en valeur de 21 millions en dirham. Deux esp&egrave;ces constituent la quasi-totalit&eacute; de la production aquacole marine marocaine. Il s&rsquo;agit des huitres (avec une part moyenne de 72%), produite dans la baie de Dakhla et la lagune de Oualidia et du Loup et Bar (26%) produit dans la baie de M&rsquo;diq. Cette production est destin&eacute;e principalement au march&eacute; national pour alimenter la grande distribution et les march&eacute;s de l&rsquo;h&ocirc;tellerie et de la restauration. Les algues, de plus en plus utilis&eacute;s dans l&rsquo;agro-alimentaire, la cosm&eacute;tique, ou encore l&rsquo;agriculture telle que l&rsquo;alimentation animale et les engrais, feront d&eacute;sormais partie du paysage de la production aquacole nationale et sont d&eacute;j&agrave; produites dans la lagune de Marchica pour alimenter la transformation des algues et diversifier les revenus de la communaut&eacute; locale des p&ecirc;cheurs artisans organis&eacute;s en coop&eacute;rative</p> <p>En 2018, le secteur aquacole national comptait dix-sept fermes ostr&eacute;icoles, une ferme de poisson, en plus d&rsquo;une &eacute;closerie de coquillage. En outre, d&rsquo;autres projets aquacoles ont d&eacute;marr&eacute; leurs installations et les phases pilotes. Leurs productions atteindraient 411 tonnes des huitres, 131 tonnes de Bar et 94 tonnes d&rsquo;algues, avec un potentiel &agrave; terme estim&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 380000 tonnes de produits aquacoles (algues, poissons, coquillages).</p> <p>Dans sa mission relative &agrave; la pr&eacute;paration de projets aquacoles, l&rsquo;ANDA, vient de finaliser les &eacute;tudes relatives aux plans d&rsquo;am&eacute;nagements aquacoles dans les zones littorales des r&eacute;gions de l&rsquo;Oriental, de Tanger-T&eacute;touan, de Souss-Massa et de Guelmim Oued Noun. Concernant sa strat&eacute;gie de renforcement des comp&eacute;tences et d&rsquo;attractivit&eacute; du m&eacute;tier, cet &eacute;tablissement veille &agrave; int&eacute;grer les populations littorales, particuli&egrave;rement les communaut&eacute;s de p&ecirc;che artisanale, en tant qu&rsquo;acteurs r&eacute;els de d&eacute;veloppement et b&eacute;n&eacute;ficiaires des projets aquacoles pr&eacute;vus dans ces plans d&rsquo;am&eacute;nagement.</p> <p>Pour cela, l&rsquo;ANDA a identifi&eacute; dans ces plans d&rsquo;am&eacute;nagement, des espaces maritimes qui abriteront des projets aquacoles r&eacute;serv&eacute;s aux coop&eacute;ratives des p&eacute;cheurs artisans. Cette strat&eacute;gie permet le d&eacute;veloppement harmonieux de l&rsquo;aquaculture tenant compte des sp&eacute;cificit&eacute;s locales, le renforcement des capacit&eacute;s des communaut&eacute;s de p&ecirc;ches &agrave; travers l&rsquo;appui &agrave; leurs organisations professionnelles (coop&eacute;ratives et associations), la diversification de leurs sources de revenu pour am&eacute;liorer leur r&eacute;silience face aux risques des changements globaux, la r&eacute;duction de la pression sur les stocks halieutiques, une meilleure valorisation des services &eacute;cosyst&eacute;miques, la contribution &agrave; l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration de la croissance &eacute;conomique au niveau r&eacute;gionale, et la cr&eacute;ation de l&rsquo;emploi.</p> <p>Ainsi, l&rsquo;activit&eacute; aquacole se caract&eacute;rise par sa dimension sociale par l&rsquo;accompagnement de trois projets de fermes aquacoles &agrave; caract&egrave;re social et solidaire au b&eacute;n&eacute;fice de trois coop&eacute;ratives de la p&ecirc;che artisanale actives en M&eacute;diterran&eacute;e. La premi&egrave;re est situ&eacute;e dans la lagune de Nador ayant comme cible les algues, la deuxi&egrave;me install&eacute;e au port Ras Kebdana ayant comme activit&eacute; l&rsquo;&eacute;levage des moules et la troisi&egrave;me coop&eacute;rative est install&eacute;e &agrave; Cala Iris et a comme vocation l&rsquo;&eacute;levage des moules et la purification des coquillages.</p> <p>Dans la r&eacute;gion Souss Massa, 23 projets aquacoles, dont trois port&eacute;s par des groupements de jeunes entrepreneurs, d&eacute;buteront leurs activit&eacute;s pour marquer le coup d&rsquo;envoi du d&eacute;veloppement de l&rsquo;acquaculture dans cette r&eacute;gion. Ces projets exploiteront plus de 900 Ha en mer, pour un investissement pr&eacute;visionnel d&rsquo;environ 400 millions DH, et envisagent la production d&rsquo;environ 62000 tonnes par an de coquillages et d&rsquo;algues marines. D&rsquo;autres projets seront &eacute;galement port&eacute;s par les coop&eacute;ratives locales de p&ecirc;che int&eacute;ress&eacute;es par l&rsquo;aquaculture.</p> <p>Tout au long de la c&ocirc;te du Parc National de Souss Massa, il existe une multitude de sites favorables &agrave; la reproduction des moules, ce qui fera de la r&eacute;colte, du traitement et de la commercialisation &nbsp;des &nbsp;activit&eacute;s traditionnelles.</p> <h3>1.3- Pr&eacute;sentation de la zone d&rsquo;&eacute;tude et des esp&egrave;ces exploit&eacute;s</h3> <p>La collecte des ressources littorales, essentiellement les moules et les ovarques, repr&eacute;sente une des activit&eacute;s socio-&eacute;conomiques d&rsquo;importance pour les populations locales. L&rsquo;activit&eacute; offre des revenus suppl&eacute;mentaires aux m&eacute;nages locaux. Le nombre des pratiquants de cette activit&eacute;, principalement des femmes, varient d&rsquo;un site &agrave; l&rsquo;autre.</p> <p>La zone &eacute;tudi&eacute;e &laquo; Tafedna-Sidi-Ifni &raquo; pr&eacute;sente une alternance de zones rocheuses et sableuses. Cette zone se caract&eacute;rise par une biodiversit&eacute; remarquable notamment celle relative aux gisements naturelles des moules, ovarques, bigorneaux, patelles, haricots de mer, etc. Ces zones abritent plusieurs sites de collecte des coquillages, principalement les moules, qui cohabitent toute la bande littorale. La moule est l&rsquo;esp&egrave;ce la plus recherch&eacute;e compte tenu de la demande croissante de cette esp&egrave;ce au niveau de la r&eacute;gion.</p> <p>Certaines zones font l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi r&eacute;gulier par l&rsquo;INRH de point de vue sanitaire. Ce suivi appuiera officiellement la commercialisation des produits littoraux au niveau local ou vers les pays importateurs. Cela, &eacute;tait &agrave; l&rsquo;origine de la cr&eacute;ation de coop&eacute;ratives des femmes pour la valorisation et la commercialisation des moules. C&rsquo;est le cas des sites d&rsquo;Imessouane, Douira et Sidi Boulfdail (Aglou). Cependant, toute la zone fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exploitation parfois intense et de fa&ccedil;on anarchique.</p> <p>Les esp&egrave;ces exploit&eacute;es au niveau de ces sites se composent de moule, ovarque, patelle, bigorneau, pouce pied et oursin de mer. L&rsquo;importance de chaque esp&egrave;ce d&eacute;pend de sa demande au niveau du march&eacute;, et la moule occupe la premi&egrave;re place par rapport &agrave; toutes les autres esp&egrave;ces, suivie par l&rsquo;ovarque et le pouce pied.</p> <p>Cependant, en raison de la faible marge b&eacute;n&eacute;ficiaire, cette activit&eacute; n&#39;a jamais constitu&eacute;e une source majeure de revenus, sp&eacute;cialement pour les femmes.</p> <p>A cet effet, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de promouvoir l&rsquo;augmentation de la valeur ajout&eacute;e du produit gr&acirc;ce &agrave; l&#39;am&eacute;lioration des conditions de traitement et l&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;activit&eacute; dans un cadre formel, d&rsquo;o&ugrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une unit&eacute; de traitement de fruits de mer sous la responsabilit&eacute; de COFEPROMER, une coop&eacute;rative de femmes.</p> <p>Cette coop&eacute;rative a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e dans le cadre d&#39;un projet d&rsquo;appui &agrave; la gestion durable et &agrave; la valorisation des produits de la mer, men&eacute; en partenariat entre le parc national de Souss Massa, l&rsquo;Unit&eacute; Genre et d&eacute;veloppement (DPM&nbsp;??), la GTZ, &nbsp;le Seo birdlife, l&rsquo;INDH, l&rsquo;Assosiation Douira pour le d&eacute;veloppement et d&rsquo;autres partenaires.</p> <h2>2- Revue de la litt&eacute;rature sur l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif</h2> <p>Une coop&eacute;rative se d&eacute;finit comme &laquo; une association autonome de personnes volontairement r&eacute;unies pour satisfaire leurs aspirations et besoins &eacute;conomiques, sociaux et culturels communs au moyen d&rsquo;une entreprise dont la propri&eacute;t&eacute; est collective et o&ugrave; le pouvoir est exerc&eacute; d&eacute;mocratiquement.&raquo; (OIT, 2002).</p> <p>La coop&eacute;rative est l&rsquo;application particuli&egrave;re d&rsquo;une notion tr&egrave;s ancienne&nbsp;: la coop&eacute;ration. Cette derni&egrave;re peut &ecirc;tre d&eacute;finie comme un processus social dans lequel des individus se r&eacute;unissent ensemble pour la r&eacute;alisation d&rsquo;un objectif ou d&rsquo;un but commun.</p> <p>Au Maroc, la loi n&deg; 112-12 promulgu&eacute;e par Dahir n&deg;1-14-189 du 21 novembre 2014 d&eacute;fini la coop&eacute;rative comme &eacute;tant &laquo;&nbsp;un groupement de personnes physiques et /ou morales, qui conviennent de se r&eacute;unir pour cr&eacute;er une entreprise, leur permettant la satisfaction de leurs besoins &eacute;conomiques et sociaux, et qui est g&eacute;r&eacute;e conform&eacute;ment aux valeurs et principes fondamentaux mondialement reconnus en mati&egrave;re de coop&eacute;ration&nbsp;&raquo;. Les coop&eacute;ratives identifi&eacute;es dans cette loi ont l&rsquo;un ou plusieurs des profils suivants&nbsp;:</p> <p>- Les coop&eacute;ratives de vente de services et de produits (m&ecirc;me apr&egrave;s leur transformation) fournis par leurs membres&nbsp;;</p> <p>- Les coop&eacute;ratives d&rsquo;approvisionnement en marchandise ou de fourniture de services au profit de leurs membres&nbsp;;</p> <p>- Les coop&eacute;ratives qui offrent de l&rsquo;emploi r&eacute;mun&eacute;r&eacute; pour leurs membres.</p> <h3>2.1- D&eacute;finition th&eacute;orique et conceptuelle de l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif</h3> <p>De nombreuses recherches ont d&eacute;montr&eacute; que les coop&eacute;ratives participeraient &agrave; la r&eacute;duction de la pauvret&eacute; dans les pays en d&eacute;veloppement. Paul Lambert (1964), l&rsquo;un des penseurs contemporains du coop&eacute;ratisme, souligne que &laquo; Ce sont des pr&eacute;occupations morales qui animent ces initiateurs : ils voient tous dans la coop&eacute;ration bien autre chose que la solution d&rsquo;un probl&egrave;me momentan&eacute; et partiel : ils y voient une formule capable de r&eacute;nover l&rsquo;ensemble du syst&egrave;me &eacute;conomique et social et d&rsquo;&eacute;lever les hommes jusqu&rsquo;&agrave; un comportement moral fait de noblesse et de d&eacute;sint&eacute;ressement &raquo;. C&rsquo;est justement le cas de l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif.</p> <p>Certains auteurs Zahra, Gedajlovic, Neubaum et Shulman, (2009) ont diff&eacute;renci&eacute; l&rsquo;entrepreneuriat social de l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif. Pour eux, l&rsquo;entrepreneuriat social est &laquo;&nbsp;l&rsquo;ensemble des activit&eacute;s et processus entrepris pour d&eacute;couvrir, d&eacute;finir et exploiter les opportunit&eacute;s afin d&rsquo;accro&icirc;tre la richesse sociale, par la cr&eacute;ation de nouvelles entreprises ou la gestion des organisations existantes de fa&ccedil;on innovante &raquo;. Ainsi, les entreprises d&rsquo;entrepreneuriat social sont des organisations dont le but est de connecter leur mission sociale avec l&rsquo;action entrepreneuriale (Oster, Massarsky et Beinhacker, 2004 ; Tracey et Phillips, 2007), ce qui les diff&eacute;rencie des entreprises collectives de l&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire qui ont principalement une mission sociale (Fraisse,Gardin, Laville, Petrella et Richez-attesti, 2015).</p> <p>Dans cette optique, l&rsquo;entrepreneuriat social renvoie &agrave; la professionnalisation croissante des organisations de l&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire existantes ou &eacute;mergentes qui adoptent une d&eacute;marche entrepreneuriale et des outils formels de gestion pour mieux r&eacute;pondre aux besoins sociaux et &agrave; une plus grande &eacute;chelle (Dardour, 2012).</p> <p>Selon Majdouline et El baz (2019), le mod&egrave;le europ&eacute;en est ax&eacute; sur l&rsquo;entreprise sociale et se distingue par une approche collective proche de la perspective d&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire (Fayolle et Matlay, 2010 ; Bacq et Janssen, 2011), la vision am&eacute;ricaine met en exergue plut&ocirc;t l&rsquo;entrepreneur social, innovant, qui d&eacute;veloppe des activit&eacute;s marchandes mises au service d&rsquo;une mission sociale (Dees et Anderson, 2006 ; Bornstein, 2004 ; Short, Muss et Lumpkin, 2009).</p> <p>De m&ecirc;me, dans d&rsquo;autres travaux, le mod&egrave;le coop&eacute;ratif a &eacute;t&eacute; assimil&eacute; dans les pays en voie de d&eacute;veloppement &agrave; des agents de changement qui &laquo; permettent aux populations pauvres de s&rsquo;int&eacute;grer dans le processus de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social &raquo; (Mair et Marti, 2007). La majorit&eacute; des travaux portant sur l&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif ont mobilis&eacute; des approches qualitatives ou des &eacute;tudes de cas (Sharir et Lerner 2006 ; Van Slyke et Newman 2006).</p> <p>L&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif, l&rsquo;entrepreneuriat philanthropique et l&rsquo;entrepreneuriat social sont des nouveaux concepts pris par une nouvelle cat&eacute;gorie d&rsquo;entrepreneurs qui placent le progr&egrave;s environnemental et social au c&oelig;ur de la mission d&rsquo;entreprise, d&rsquo;o&ugrave; vient le nom de l&rsquo;entreprise durable. Ce type d&rsquo;entreprise prend en compte les impacts de son activit&eacute; sur la soci&eacute;t&eacute; qui l&rsquo;entoure et prend des engagements visant le bien-&ecirc;tre des populations vivant dans son environnement direct. Stefan Schaltegger et Marcus Wagner compl&egrave;tent la d&eacute;finition de l&rsquo;entreprise durable en insistant sur les aspects qui la d&eacute;marque&nbsp;: &laquo; conviction passionn&eacute;e, sensibilit&eacute; aux march&eacute;s, et performance incontestable &raquo;.</p> <p>D&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;alliance coop&eacute;rative internationale, organisation non gouvernementale qui regroupe les coop&eacute;ratives du monde entier, la coop&eacute;rative est comme une &laquo;&nbsp;association autonome de personnes volontairement r&eacute;unies pour satisfaire leurs aspirations et besoins &eacute;conomiques, sociaux et culturels communs au moyen d&rsquo;une entreprise dont la propri&eacute;t&eacute; est collective et o&ugrave; le pouvoir est exerc&eacute; d&eacute;mocratiquement.</p> <p>La coop&eacute;rative, par sa double nature comme une entreprise et association, favorise l&rsquo;int&eacute;gration sociale de classes exclues et l&rsquo;am&eacute;lioration du niveau de vie &agrave; travers des activit&eacute;s g&eacute;n&eacute;ratrices de revenu et le contr&ocirc;le rigoureux des membres &eacute;lus qui ont pour mission la gestion de la coop&eacute;rative.</p> <p>Ainsi, le r&ocirc;le des coop&eacute;ratives ne se limite pas &agrave; la satisfaction de ses membres, mais il tend &agrave; contribuer au d&eacute;veloppement de la communaut&eacute; sur le plan &eacute;conomique, social, environnemental et politique.</p> <h3>2.2- Les coop&eacute;ratives&nbsp;: un levier de d&eacute;veloppement durable</h3> <p>Les coop&eacute;ratives jouent un r&ocirc;le important dans la cr&eacute;ation d&rsquo;emplois du fait qu&rsquo;elles soutiennent directement le d&eacute;veloppement d&rsquo;activit&eacute;s professionnelles autonomes et r&eacute;mun&eacute;ratrices et cr&eacute;ent des opportunit&eacute;s d&rsquo;emploi suppl&eacute;mentaires (FAO, 2010). De m&ecirc;me, elles assurent la mise en place des formations ad&eacute;quates, ainsi que la diffusion des valeurs d&rsquo;entraide, de l&rsquo;&eacute;quit&eacute; et de solidarit&eacute;. Elles visent &eacute;galement &agrave; garantir le bien-&ecirc;tre social et &eacute;conomique en int&eacute;grant les personnes marginalis&eacute;es dans le but de r&eacute;duire le ch&ocirc;mage, la pauvret&eacute; et la discrimination.</p> <p>Les entreprises coop&eacute;ratives sont alors par nature une forme d&rsquo;activit&eacute; durable et participative</p> <p>L&rsquo;apport de la coop&eacute;rative peut &ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute; sous deux onglets (Bennani, 2013) :</p> <p>- C&ocirc;t&eacute; &eacute;conomique : la coop&eacute;rative permet aux membres d&rsquo;acqu&eacute;rir les moyens de production avec des co&ucirc;ts moins &eacute;lev&eacute;s et de diviser le travail entre les membres r&eacute;alisant ainsi un gain consid&eacute;rable de temps. Ceci entra&icirc;ne n&eacute;cessairement la baisse du prix de revient, l&rsquo;am&eacute;lioration de la situation mat&eacute;rielle des coop&eacute;rateurs, la mobilisation de l&rsquo;&eacute;pargne garantissant un niveau de vie convenable, r&eacute;sultat de l&rsquo;accroissement du capital de leur coop&eacute;rative. Elle contribue alors &agrave; la s&eacute;curit&eacute; alimentaire en aidant les petits exploitants agricoles, p&ecirc;cheurs, &eacute;leveurs, sylviculteurs et autres producteurs &agrave; surmonter les nombreux d&eacute;fis auxquels ils sont confront&eacute;s dans leurs activit&eacute;s de production alimentaire.</p> <p>- C&ocirc;t&eacute; social : apr&egrave;s la r&eacute;alisation de son objectif principal, il incombe &agrave; la coop&eacute;rative d&rsquo;&eacute;largir ses buts afin de rendre des services sociaux &agrave; ses membres (&eacute;ducation, formation, loisirs, consommation, habitat&hellip;.) permettant ainsi de renforcer les capacit&eacute;s des communaut&eacute;s locales</p> <p>Les coop&eacute;ratives sont alors bien plac&eacute;es pour contribuer aux objectifs fondamentaux du d&eacute;veloppement durable en mati&egrave;re &eacute;conomique, sociale et environnementale tout en satisfaisant leurs int&eacute;r&ecirc;ts socioculturels et en prot&eacute;geant l&rsquo;environnement. Elles proposent un mod&egrave;le alternatif d&rsquo;entreprise sociale dont la contribution au d&eacute;veloppement durable va bien au-del&agrave; de la cr&eacute;ation d&rsquo;emplois, mais aussi &agrave; r&eacute;pondre &agrave; des questions locales, r&eacute;gionales, nationales et internationales. Les coop&eacute;ratives contribuent &eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute; entre genres, en assurant une proportion croissante de femmes parmi leurs membres. Au niveau des AMPs, l&#39;int&eacute;gration des femmes dans la conception des programmes de d&eacute;veloppement et les sch&eacute;mas d&#39;utilisation des ressources peut g&eacute;n&eacute;rer des avantages plus importants pour les m&eacute;nages et la communaut&eacute; au sens large<a href="#_ftn4" name="_ftnref4" title="">[4]</a>.</p> <p>Aussi, les consid&eacute;rations de genre sont importantes dans la mesure o&ugrave; les femmes p&ecirc;cheurs peuvent acc&eacute;der et utiliser des zones et ressources diff&eacute;rentes de celles acc&eacute;d&eacute;es par les hommes, notamment les zones littorales &agrave; vue des communaut&eacute;s<a href="#_ftn5" name="_ftnref5" title="">[5]</a>.</p> <h3>2.3- Mouvement coop&eacute;ratif f&eacute;minin&nbsp;</h3> <p>Actuellement, l&rsquo;&eacute;mergence du secteur coop&eacute;ratif des femmes repr&eacute;sente une structure ad&eacute;quate de cr&eacute;ation d&rsquo;emploi pour les femmes dans un cadre formel. Il consolide la stabilit&eacute; sociale en particulier pour les femmes dans les zones rurales, et participe ainsi au d&eacute;veloppement local et &agrave; la pr&eacute;servation du patrimoine culturel, notamment celui artisanal.</p> <p>Toutefois, l&rsquo;analphab&eacute;tisme, le ch&ocirc;mage ou encore l&rsquo;absence de qualification dont les femmes souffrent ne sont pas des facteurs qui facilitent leur inclusion socio&eacute;conomique, et par la suite leur participation au d&eacute;veloppement du pays. Pour pallier &agrave; cette situation de pauvret&eacute;, diverses possibilit&eacute;s d&rsquo;int&eacute;gration des femmes se sont pr&eacute;sent&eacute;es : aide financi&egrave;re individuelle et mesures d&rsquo;accompagnement entre autres.</p> <p>Cette attention &eacute;manait de la volont&eacute; des pouvoirs publics &agrave; cr&eacute;er des activit&eacute;s g&eacute;n&eacute;ratrices de revenu pour les femmes en vue de leur int&eacute;gration dans l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique, ainsi que de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et l&rsquo;encouragement port&eacute;s aux femmes par certains organismes des nations unies, les ONG et les associations de d&eacute;veloppement local.</p> <p>La probl&eacute;matique du genre se pose en termes diff&eacute;rents dans le secteur de la p&ecirc;che. Les disparit&eacute;s que l&rsquo;on rencontre dans ce domaine d&rsquo;activit&eacute; entre les hommes et les femmes sont connues (WorldFish, 2010 ; Harrison, 2001). Toutefois, les femmes occupent une place plus importante dans ce secteur qu&rsquo;on ne le croit g&eacute;n&eacute;ralement ou que ne l&rsquo;indiquent les statistiques (Kleiber et al., 2014 ; Weeratunge and Snyder, 2009).</p> <p>Les femmes sont associ&eacute;es g&eacute;n&eacute;ralement aux activit&eacute;s de valorisation et de commercialisation des produits de la p&ecirc;che plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; la p&ecirc;che ou &agrave; l&rsquo;aquaculture en tant que telles. Ainsi, en Chine et en Inde, les femmes pratiquant la p&ecirc;che et la pisciculture repr&eacute;sentent respectivement</p> <p>21 et 24 % du nombre total des p&ecirc;cheurs (FAO, 2012). En Afrique occidentale, au Cambodge et en Tha&iuml;lande, ce sont souvent les femmes qui poss&egrave;dent et exploitent les bateaux de p&ecirc;che et elles disposent m&ecirc;me parfois de leurs propres engins de p&ecirc;che. Au Ghana, les revenus des femmes de p&ecirc;cheurs jouent un r&ocirc;le essentiel dans la viabilit&eacute; du secteur, car elles investissent dans l&rsquo;achat de pirogues et d&rsquo;autres &eacute;quipements et accordent des pr&ecirc;ts &agrave; leurs maris et aux autres p&ecirc;cheurs. Au Congo, au Cambodge, en Tha&iuml;lande et aux Philippines, ainsi que dans la plupart des &icirc;les du Pacifique Sud, ce sont les femmes qui pratiquent la p&ecirc;che. (Kronen, 2015)</p> <p>Les femmes jouent &eacute;galement un r&ocirc;le moteur dans l&rsquo;expansion rapide de l&rsquo;aquaculture (poissons, crevettes, moules, algues, crabes) qui est consid&eacute;r&eacute;e comme une strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement porteuse car elle permet aux femmes pauvres d&rsquo;avoir une activit&eacute; &agrave; faible intensit&eacute; technologique, ne n&eacute;cessitant que peu d&rsquo;intrants, et qui s&rsquo;inscrit dans le prolongement de leurs t&acirc;ches domestiques (Kronen, 2015). Au Bangladesh, les femmes repr&eacute;sentent 60 % des pisciculteurs (FAO, 2012). Au Sri Lanka, 30 % des actifs dans la production et l&rsquo;&eacute;levage de poissons d&rsquo;aquariophilie sont des femmes (FAO, 2012).</p> <p>Au niveau des politiques g&eacute;n&eacute;rales, la promotion de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des sexes fait l&rsquo;objet de nombreux trait&eacute;s et instruments internationaux. On cite le Trait&eacute; de Rome (article 119) adopt&eacute; en 1957, la Conf&eacute;rence des Nations Unies sur l&rsquo;environnement et le d&eacute;veloppement (CNUCED) tenue &agrave; Rio de Janeiro en 1992, la d&eacute;finition des Objectifs du Mill&eacute;naire pour le d&eacute;veloppement (OMD) &agrave; l&rsquo;issue du Sommet du Mill&eacute;naire organis&eacute; aux Nations Unies en l&rsquo;an 2000, et le plan d&rsquo;action sur l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des sexes et l&rsquo;&eacute;mancipation des femmes dans le cadre de la conf&eacute;rence annuelle de la coop&eacute;ration au d&eacute;veloppement 2015.</p> <p>La question de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des sexes est de plus en plus souvent pos&eacute;e dans les secteurs de la p&ecirc;che et de l&rsquo;aquaculture. L&rsquo;&eacute;quit&eacute; et l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des sexes sont des dimensions cl&eacute;s du processus de d&eacute;cision en mati&egrave;re de gestion des ressources halieutiques, ainsi que de la cha&icirc;ne de valeur &agrave; tous ses niveaux &laquo; du&nbsp; bateau &agrave; l&rsquo;assiette&raquo;, dans laquelle aussi bien les hommes que les femmes ont un r&ocirc;le important &agrave; jouer (Kronen, 2015).</p> <h3>2.4- Etat de lieux des coop&eacute;ratives au Maroc</h3> <p>Le lancement de l&rsquo;INDH en 2005 a donn&eacute; un coup de pouce &agrave; la cr&eacute;ation des coop&eacute;ratives, notamment dans le milieu rural qui souffrait de l&rsquo;exclusion et de la pauvret&eacute;.</p> <p>Aussi, avec la loi n&deg; 112-12 relative aux coop&eacute;ratives, la proc&eacute;dure de cr&eacute;ation de ces organisations&nbsp; est simplifi&eacute;e, de m&ecirc;me que l&rsquo;obligation de l&rsquo;obtention d&rsquo;un agr&eacute;ment est supprim&eacute;e Le capital minimum pour leur constitution est fix&eacute; &agrave; 1 000 dirhams. Les coop&eacute;ratives doivent effectuer leurs enregistrements dans le&nbsp; registre des coop&eacute;ratives&nbsp; tenu par l&rsquo;Office de d&eacute;veloppement de la coop&eacute;ration (ODCO) et dans les registres locaux tenus par les secr&eacute;tariat-greffe des tribunaux de premi&egrave;re instance. Il permet aussi de diffuser les informations aff&eacute;rentes et vulgariser leur activit&eacute; aupr&egrave;s des tiers.</p> <p>Selon des statistiques fournies par le secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat charg&eacute; de l&rsquo;Artisanat et de l&rsquo;&eacute;conomie sociale, le tissu coop&eacute;ratif a connu un essor consid&eacute;rable malgr&eacute; les d&eacute;fis qui restent &agrave; relever.<br /> Le nombre des coop&eacute;ratives a atteint plus de 20.000 au niveau national, dont plus de 2.600 sont des coop&eacute;ratives 100% f&eacute;minines, ce qui repr&eacute;sente un pourcentage de 14% de l&rsquo;effectif global des coop&eacute;ratives, sachant que 1.190 de ces structures sont sp&eacute;cialis&eacute;es dans les activit&eacute;s de l&rsquo;artisanat, alors que 878 coop&eacute;ratives &oelig;uvrent dans le secteur agricole. Le reste des coop&eacute;ratives f&eacute;minines est sp&eacute;cialis&eacute; dans l&rsquo;industrie de l&rsquo;arganier et des produits alimentaires. Les statistiques indiquent en outre que les coop&eacute;ratives emploient plus de 146.368 femmes, ce qui repr&eacute;sente 29% de l&rsquo;effectif global des travailleurs dans ce secteur, estim&eacute; &agrave; 504.715 membres.</p> <p>Dans le cadre de l&rsquo;accompagnement assur&eacute; par l&rsquo;ODCO, les coop&eacute;ratives marocaines en phase de cr&eacute;ation profitent de conseils et d&rsquo;orientations dans les domaines de la gouvernance, de l&rsquo;assistance technique et de la commercialisation &agrave; travers le programme d&rsquo;appui post cr&eacute;ation aux coop&eacute;ratives cr&eacute;&eacute;es entre 2011 et 2015, d&eacute;nomm&eacute; &laquo; Mourafaka &raquo; (MERGOUM, 2016)</p> <p>La r&eacute;partition r&eacute;gionale des emplois cr&eacute;es au sein des coop&eacute;ratives des femmes montre que toute les r&eacute;gions ont connu une am&eacute;lioration du nombre des coop&eacute;ratives entre d&eacute;cembre 2011 et mars 2017.Toutefois, cette am&eacute;lioration est r&eacute;partie de mani&egrave;re in&eacute;gale entre des r&eacute;gions tr&egrave;s dynamique (Souss-Massa-Dar&acirc;a) et d&rsquo;autres o&ugrave; la pr&eacute;sence des coop&eacute;ratives des femmes est insignifiante vu la taille de ses r&eacute;gions (Chaouia-Ouardigha, Gharb-Chrarda-Beni Hssen, Oued Eddahab-Lagouira et le Grand Casablanca). (Attouch et Nia, 2014).</p> <h2>3- Etude de cas au sein de la coop&eacute;rative f&eacute;minine des produits de la mer de Douira &laquo;&nbsp;COFEPROMER&nbsp;&raquo;</h2> <p>Cette recherche est construite comme une &eacute;tude exploratoire qui permet d&rsquo;avoir une vision bien&nbsp;document&eacute;e sur l&rsquo;activit&eacute; de traitement et de valorisation des produits de la mer, notamment les moules. Il s&rsquo;agit dans un premier temps&nbsp;de pr&eacute;senter l&rsquo;organisation et le fonctionnement de la coop&eacute;rative, et d&rsquo;identifier les acteurs, les techniques de ramassage et de traitement, les produits de l&rsquo;unit&eacute;, la rentabilit&eacute; de l&rsquo;activit&eacute; et les difficult&eacute;s confront&eacute;es; ensuite, nous avons &eacute;tudi&eacute; les conditions qui permettent de promouvoir la femme rurale et de l&#39;appuyer &agrave; mieux gagner sa vie dans un cadre d&eacute;cent.</p> <h3>3.1- D&eacute;marche m&eacute;thodologique&nbsp;de collecte des donn&eacute;es</h3> <p>Notre d&eacute;marche adopt&eacute;e est de nature qualitative &eacute;tant donn&eacute; son efficacit&eacute; dans le cadre des recherches exploratoires (Charreire et Durieux, 1999). La m&eacute;thode de recueil utilis&eacute;e dans notre &eacute;tude est l&rsquo;entretien semi directif comportant des volets sociaux et &eacute;conomiques.</p> <p>Pour ce faire, nous avons &eacute;labor&eacute; un guide d&rsquo;entretien qui contient des questions adress&eacute;es aux principaux acteurs impliqu&eacute;s dans le processus d&rsquo;exploitation des moules&nbsp;: deux responsables de la coop&eacute;rative et six femmes ramasseuses choisies par une approche non probabiliste. Notre objectif est de comprendre les m&eacute;canismes de l&rsquo;exploitation de cette ressource littorale et son r&ocirc;le dans l&rsquo;inclusion socio&eacute;conomique des femmes de la r&eacute;gion dans une exploitation durable.</p> <p>Dans les recherches qualitatives la taille de l&rsquo;&eacute;chantillon est justifi&eacute;e par la recherche de la plus large diversit&eacute; des r&eacute;ponses, et non par la repr&eacute;sentativit&eacute; statistique des individus (Patton, 2002). Sur le plan th&eacute;orique, la taille optimale de l&rsquo;&eacute;chantillon est atteinte lorsque toute nouvelle investigation n&rsquo;apporte objectivement plus rien de nouveau sur le plan du contenu (principe de saturation des donn&eacute;es) (Morse, 1995 ; Jones, 2000).</p> <p>Les entretiens ont &eacute;t&eacute; men&eacute;s au cours d&rsquo;une journ&eacute;e &agrave; mar&eacute;e basse (une journ&eacute;e d&rsquo;activit&eacute;). Comme point de d&eacute;part, les missions r&eacute;alis&eacute;es ont vis&eacute;es les sites de collecte des moules les plus connus au niveau de la r&eacute;gion, &agrave; savoir Tifnit, Douira et Sidi Rbat. Chaque entretien a dur&eacute; en moyenne 45 minutes. Les questions ont vis&eacute;es&nbsp;:</p> <p>- Les esp&egrave;ces exploit&eacute;es.</p> <p>- La population des b&eacute;n&eacute;ficiaires (population des ramasseuses).</p> <p>- Les aspects organisationnels de la coop&eacute;rative et de l&rsquo;activit&eacute;.</p> <p>- Le calendrier lunaire de l&rsquo;exploitation et le timing de l&rsquo;activit&eacute;.</p> <p>- La production et proc&eacute;dures de traitement.</p> <p>- Les co&ucirc;ts d&rsquo;exploitation.</p> <p>- Le financement de l&rsquo;activit&eacute;.</p> <p>- Les circuits de commercialisation et les march&eacute;s de destination.</p> <p>- Les points forts et les points faibles de l&rsquo;activit&eacute;.</p> <p>Lors des entretiens, les personnes interrog&eacute;es se sont exprim&eacute;es librement sur les sujets abord&eacute;s. Les entretiens ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s tout en notant les r&eacute;ponses des interview&eacute;s par &eacute;crit.</p> <h3>3.2- Caract&eacute;ristiques g&eacute;n&eacute;rales de l&rsquo;activit&eacute;</h3> <p>Tout au long de la c&ocirc;te du Parc National de Souss Massa, il existe une multitude de sites favorables &agrave; la reproduction des moules, qui fait que la r&eacute;colte, le traitement et la commercialisation sont devenus une activit&eacute; traditionnelle. De mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;activit&eacute; est domin&eacute;e par les femmes qui repr&eacute;sentent souvent 80% &agrave; 100% des exploitants (toutes tranches d&rsquo;&acirc;ges, mari&eacute;es ou c&eacute;libataires). Les tranches d&rsquo;&acirc;ges les plus r&eacute;pondues sont situ&eacute;es entre 20 et 40 ans.</p> <p>La majorit&eacute; des ramasseuses sont autochtones et/ou en provenance des villages avoisinants surtout pendant les jours de forte activit&eacute; (les jours de grande mar&eacute;e). Elles sont mari&eacute;e dans la plus part des cas de p&ecirc;cheurs artisans actifs au niveau des sites visit&eacute;s. L&rsquo;activit&eacute; se fait de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale en groupes de familles, groupes d&rsquo;amies et parfois individuellement.</p> <p>.Dans la perspective de d&eacute;veloppement de cette activit&eacute; g&eacute;n&eacute;ratrice de revenus, un projet d&rsquo;appui &agrave; la gestion durable et &agrave; la valorisation des produits de la mer a &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute; et mis en &oelig;uvre au profit des femmes exploitantes les gisements des moules du Douar de Douira. Ce projet est consid&eacute;r&eacute; pilote au niveau r&eacute;gional et il a abouti &agrave; la cr&eacute;ation de la coop&eacute;rative f&eacute;minine des produits de la mer de Douira &laquo;&nbsp;COFEPROMER&nbsp;&raquo;.</p> <p>Cette coop&eacute;rative vise l&rsquo;am&eacute;lioration de la qualit&eacute; de vie des femmes tout en am&eacute;liorant les conditions du travail et la gestion rationnelle des ressources naturelles (bois de feu et moules). Elle a &eacute;t&eacute; constitu&eacute;e le 21 mars 2007 dans le cadre d&rsquo;un partenariat technique entre le parc national de Souss Massa, l&rsquo;unit&eacute; genre et d&eacute;veloppement du Minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture et de la P&ecirc;che Maritime, l&rsquo;Agence de Partenariat pour le Progr&egrave;s, l&rsquo;Office National de S&eacute;curit&eacute; Sanitaire des produits Alimentaires&nbsp;(ONSSA) et l&rsquo;Office de d&eacute;veloppement de la coop&eacute;ration (ODCO). Le financement a &eacute;t&eacute; assur&eacute; par la GTZ &laquo;&nbsp;German Technical Cooperation Agency&nbsp;&raquo;, le SeoBirdlife&nbsp;&laquo;&nbsp;Organisation espagnole de la conservation des oiseaux&nbsp;&raquo;, l&rsquo;AECI &laquo;&nbsp;Agence espagnole de la coop&eacute;ration internationale&nbsp;&raquo;, l&rsquo;INDH&nbsp;&laquo;&nbsp;Initiative nationale de d&eacute;veloppement Humain&nbsp;&raquo;, la Province de Chtouka Ait Baha et le MCC &laquo;&nbsp;Millenium challenge corporation&nbsp;&raquo;.</p> <p>Cette coop&eacute;rative est l&#39;unique coop&eacute;rative f&eacute;minine qui dispose d&#39;un agr&eacute;ment sanitaire pour la commercialisation des moules fra&icirc;ches et/ou s&eacute;ch&eacute;es, comme elle a remport&eacute; des prix d&rsquo;HALIEUTIS en 2011 et en 2015.</p> <p>Outre les difficult&eacute;s li&eacute;es aux particularit&eacute;s de l&rsquo;activit&eacute; (falaises, mer agit&eacute;e, froids, etc.), le travail relatif &agrave; l&rsquo;exploitation proprement dite, le ramassage du bois pour les op&eacute;rations de cuisson, traitement, commercialisation et m&ecirc;me le d&eacute;placement des femmes se fait dans des conditions difficiles.</p> <p>Aussi, en raison de la faible marge b&eacute;n&eacute;ficiaire, cette activit&eacute; n&#39;a jamais constitu&eacute;e une source majeure de revenus, sp&eacute;cialement pour les femmes. Ces derni&egrave;res cherchent &agrave; avoir d&rsquo;autres opportunit&eacute;s de travail qui ne demandent pas de qualification mais qui garantissent une source suppl&eacute;mentaire de revenu pour leurs familles. Parmi ces activit&eacute;s, on cite le travail en p&eacute;riode de moisson, le pastoralisme et les activit&eacute;s d&rsquo;exploitation de l&rsquo;arganier.</p> <h3>3.3- Exploitation de la ressource</h3> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">La production des moules passe par plusieurs &eacute;tapes. L&rsquo;ensemble des &eacute;tapes, depuis le ramassage jusqu&rsquo;&agrave; la commercialisation de la production, se base sur des techniques traditionnelles (figure 1) suivies par les femmes responsables de la coop&eacute;rative, veillent au respect des normes de la qualit&eacute; au cours de l&rsquo;exploitation de la moule.</span></span></span></p> <p style="margin-bottom: 11px; text-align: center;"><img height="341" src="https://www.numerev.com/img/ck_1_1_fig1_bari.png" width="555" /></p> <p>&nbsp;</p> <p style="margin-bottom: 11px;"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Le mat&eacute;riel utilis&eacute; pour le ramassage des moules reste limit&eacute; &agrave; l&rsquo;utilisation d&rsquo;outils simples comme les pioches, les couteaux, les marteaux et les burins. La production brute est g&eacute;n&eacute;ralement mise dans des seaux ou des sacs en plastiques.</span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Si le produit est ramass&eacute; pendant la matin&eacute;e, le traitement se fait le jour m&ecirc;me, sinon le traitement est programm&eacute; pour le lendemain. Ainsi, les ramasseuses proc&egrave;dent &agrave; la cuisson de la production dans des r&eacute;cipients en m&eacute;tal (barils ou marmites) durant 10 &agrave; 20min et peut aller jusqu&rsquo;&agrave; 30min selon l&rsquo;intensit&eacute; du feu. Les moules sont cuites dans ces r&eacute;cipients sans ajout d&rsquo;eau. L&rsquo;eau inter-valvaires des moules est jug&eacute;e suffisante pour la cuisson. Celle-ci s&rsquo;effectue sur du feu en utilisant du bois ramass&eacute; localement comme elle peut &eacute;galement, mais pas fr&eacute;quemment, se faire directement sur le feu sans r&eacute;cipient. </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Le produit est ensuite d&eacute;cortiqu&eacute; &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un couteau, puis expos&eacute; &agrave; l&rsquo;air libre sur des feuilles en plastique pour s&eacute;chage entre 2 et 5 jours. La moule est stock&eacute;e par la suite dans des sacs en plastique a&eacute;r&eacute;s (polypropyl&egrave;nes) avant qu&rsquo;il soit emball&eacute; dans des boites en carton fournies par la GTZ et portant la marque de la coop&eacute;rative ainsi que les caract&eacute;ristiques du produit.</span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Le produit peut &ecirc;tre vendu au souk des villes et villages avoisinants ou directement &agrave; certains clients (H&ocirc;tels et restaurants). </span></span></span></p> <h3>3.4- Aspects &eacute;conomiques de l&rsquo;activit&eacute;</h3> <p>L&rsquo;activit&eacute; est importante durant les jours qui co&iuml;ncident avec les p&eacute;riodes des grandes mar&eacute;es. Ces p&eacute;riodes s&rsquo;enregistrent deux fois par mois : entre le 14&egrave;me et le 16&egrave;me jour et entre le 29&egrave;me et le 1er jour du mois suivant du calendrier lunaire. Le nombre de jours effectifs d&rsquo;activit&eacute; est d&eacute;termin&eacute; en fonction des conditions hydro-climatiques. Les jours d&rsquo;activit&eacute; se situent principalement en Hiver, entre le mois de d&eacute;cembre et le mois de janvier, et en Et&eacute;, entre les mois de juin et octobre.</p> <p>&nbsp;Les crit&egrave;res de choix des individus de moules &agrave; collecter sont principalement : la taille et l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;engraissement.</p> <p>Pendant les matin&eacute;es, l&rsquo;activit&eacute; pourrait commencer d&egrave;s 7 heures et continue pour une dur&eacute;e moyenne d&rsquo;environ 2 heures 20min. Pendant les apr&egrave;s-midis, l&rsquo;activit&eacute; d&eacute;bute vers 16 heures et pourrait durer jusqu&rsquo;&agrave; 3heures 20min.</p> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Au niveau de la zone de Douira - Sidi R&rsquo;bat, la taille des groupes des ramasseuses varie entre 2 et 10 personnes avec une moyenne de 6 personnes par jour. Chaque groupe de ramasseuses r&eacute;alise une production moyenne brute de 122 Kg/jour de travail. Apr&egrave;s traitement, cette production g&eacute;n&egrave;re environ 24 kg de produit net, ce qui fait une production nette journali&egrave;re d&rsquo;environ 4kg/personne. En termes de valeur, la recette moyenne brute correspondante est de 150Dh/personne/jour.</span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Par mois, &agrave; raison de 12 jours d&rsquo;activit&eacute;s effectifs, les recettes brutes peuvent at<span style="font-size:11.5pt">teindre 1700 dh/personne. Les co&ucirc;ts d&rsquo;exploitation estim&eacute;s sont relatifs aux d&eacute;penses li&eacute;es aux : </span></span></span></span></p> <p class="Default"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black"><b><span style="font-size:11.5pt">- </span></b><span style="font-size:11.5pt">Outils de travail, environ 30dh/mois. </span></span></span></span></p> <p class="Default"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black"><b><span style="font-size:11.5pt">- </span></b><span style="font-size:11.5pt">Bois servant &agrave; la cuisson des moules, qui est ramass&eacute; au niveau des for&ecirc;ts avoisinantes des sites de ramassage (environ 6kg &agrave; 10kg de bois/7jours). </span></span></span></span></p> <p class="Default"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black"><b><span style="font-size:11.5pt">- </span></b><span style="font-size:11.5pt">Sacs en plastiques a&eacute;r&eacute;s (20dh/mois). </span></span></span></span></p> <p>Cependant, ces montants ne sont consid&eacute;r&eacute;s que pour une personne active durant toute la p&eacute;riode d&rsquo;activit&eacute; &nbsp;dans des conditions hydro-climatiques favorables. En r&eacute;alit&eacute;, selon les d&eacute;clarations des personnes enqu&ecirc;t&eacute;es, les recettes nettes mensuelles sont plus faibles et ne d&eacute;passent g&eacute;n&eacute;ralement pas les 1000dh/mois.</p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Toutefois, d&rsquo;apr&egrave;s les d&eacute;clarations des personnes enqu&ecirc;t&eacute;es, la production de la moule a chut&eacute; durant la derni&egrave;re d&eacute;cennie. Cette chute est due essentiellement &agrave; (INRH, 2015)&nbsp;: </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify; text-indent:-7.1pt"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">- La demande en moule est de plus en plus croissante. </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify; text-indent:-7.1pt"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">- Le nombre des collecteurs ne cesse de croitre d&eacute;passant ainsi les capacit&eacute;s des gisements naturelles de la moule. </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify; text-indent:-7.1pt"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">- L&rsquo;effet n&eacute;gatif d&rsquo;ensablement qui favorise la dispersion spatiale des gisements de la moule. </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify; text-indent:-7.1pt"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">- La collecte non raisonnable de la ressource : Les ramasseurs collectent de petits individus attach&eacute;s aux grands individus sans donner importance &agrave; la notion de la durabilit&eacute; de la ressource. </span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify; text-indent:-7.1pt"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">- Les activit&eacute;s touristiques au niveau du littoral pourraient contribuer n&eacute;gativement &agrave; la sant&eacute; g&eacute;n&eacute;rale des gisements naturels des ressources littorales. </span></span></span></p> <h3>3.5- Commercialisation et march&eacute;s de destination</h3> <p>Le prix du produit se fixe en fonction de l&rsquo;offre (disponibilit&eacute; de la ressource) et de la demande. Pour la coop&eacute;rative f&eacute;minine des produits de mer de Douira, le prix des moules &quot;d&eacute;cortiqu&eacute;es et s&eacute;ch&eacute;es&quot; est de 50Dh/kg. Quant &agrave; la forme &quot;d&eacute;cortiqu&eacute;e fra&icirc;che&quot;, le prix ne peut atteindre 45dh/kg dans les meilleurs des cas. Le prix d&rsquo;achat de la moule fra&icirc;che &agrave; l&rsquo;&eacute;tat entier est d&rsquo;environ 20dh/kg. G&eacute;n&eacute;ralement, les prix de la coop&eacute;rative sont plus &eacute;lev&eacute;s vue que ses produits respectent plus les conditions d&rsquo;hygi&egrave;nes.</p> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">La commercialisation des produits collect&eacute;s est assur&eacute;e directement par les maris des ramasseuses eux-m&ecirc;mes qui sont g&eacute;n&eacute;ralement des commer&ccedil;ants de produits alimentaires (&eacute;piceries locales). Dans le cas o&ugrave; les prix ne sont pas satisfaisants, des exploitantes pr&eacute;f&egrave;rent vendre la production directement au niveau des souks des villages ou villes avoisinants. Les produits se vendent soit &agrave; des d&eacute;taillants, soit directement mais rarement aux consommateurs finaux.</span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span style="font-size:12.0pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Le produit est g&eacute;n&eacute;ralement vendu en &eacute;tat d&eacute;cortiqu&eacute; et s&eacute;ch&eacute; (rarement &agrave; l&rsquo;&eacute;tat entier). L&rsquo;unit&eacute; de mesure des quantit&eacute;s de moule s&rsquo;appelle localement &quot;ghraff&quot;. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un r&eacute;cipient g&eacute;n&eacute;ralement en plastique appel&eacute; localement &quot;Aabra&quot; quand il est plus grand. Les moules de la coop&eacute;rative sont vendus dans des emballages qui respectent les normes de la qualit&eacute; et qui d&eacute;crivent les caract&eacute;ristiques du produit.</span></span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span style="font-size:12.0pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Les r&eacute;sultats obtenus, &agrave; travers la pr&eacute;sente &eacute;tude, montrent l&rsquo;importance socio-&eacute;conomique des activit&eacute;s littorales (notamment des moules) au niveau de la r&eacute;gion Souss Massa par les revenus qu&rsquo;elle g&eacute;n&egrave;re aux diff&eacute;rents acteurs m&ecirc;me si ils restent insuffisants et pr&eacute;sentent plusieurs d&eacute;fis que la coop&eacute;rative essaie de les surmonter.</span></span></span></span></span></p> <h2>Conclusion</h2> <p>Plusieurs contraintes entravent la croissance et l&rsquo;&eacute;volution de l&rsquo;activit&eacute; littorales dont les conditions de travail qui sont difficiles, l&rsquo;activit&eacute; qui est fortement li&eacute;e aux conditions m&eacute;t&eacute;orologiques (irr&eacute;gularit&eacute; de l&rsquo;activit&eacute;), le manque d&rsquo;un march&eacute; structur&eacute; ce qui implique des prix faibles, les pratiques qui peuvent avoir des effets n&eacute;gatifs sur l&rsquo;environnement (le bois utilis&eacute;, la technique de ramassage, le niveau d&rsquo;hygi&egrave;ne) et la diminution de l&rsquo;abondance de la ressource. Or, il reste que l&rsquo;activit&eacute; constitue la source principale de revenu des femmes pauvres de la r&eacute;gion.</p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:12pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">Toutefois, les opportunit&eacute;s qui permettent le d&eacute;veloppement de l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;exploitation des ressources littorales sont nombreuses et diverses. Nous citons, &agrave; titre d&rsquo;exemple, le classement de la salubrit&eacute; de la zone (classement sanitaire A de Douira-Sidi R&rsquo;bat), qui permet de commercialiser les moules sans traitement au pr&eacute;alable, Ainsi, les conditions trophiques sont favorables et le march&eacute; &eacute;ventuel ou potentiel est donc relativement important. De m&ecirc;me, la zone pr&eacute;sente un r&eacute;seau routier important, une raison qui facilite la commercialisation du produit de la coop&eacute;rative.</span></span></span></p> <p class="Default" style="text-align:justify"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span style="font-size:12.0pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:black">De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, la lutte contre l&rsquo;analphab&eacute;tisme, les difficult&eacute;s d&rsquo;approvisionnement et de commercialisation, le caract&egrave;re informel de l&rsquo;activit&eacute; et l&rsquo;utilisation des outils traditionnels demeurent des d&eacute;fis &agrave; relever. L&rsquo;organisation des activit&eacute;s d&rsquo;exploitation des ressources littorales &agrave; travers des coop&eacute;ratives encadr&eacute;es et soutenues au niveau des zones d&rsquo;exploitation, pourrait aider &agrave; la diffusion de l&rsquo;information, &agrave; la sensibilisation des exploitantes vis-&agrave;-vis de la pr&eacute;servation de la ressource et &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de la commercialisation et de la qualit&eacute; des produits transform&eacute;s.</span></span></span></span></span></span></p> <h2>R&eacute;f&eacute;rences bibliographiques&nbsp;</h2> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Abouali, M., Bendou, A., Bellihi, H. </span></span></span></span>(2015). Le mod&egrave;le coop&eacute;ratif marocain : un outil propice au service du d&eacute;veloppement durable&nbsp;: Etude de cas au sein de la coop&eacute;rative f&eacute;minine d&rsquo;argan AJDDIGUE, ENCG, Universit&eacute; Ibn Zohr. Rep&eacute;r&eacute; &agrave; <a href="http://www.ucam.ac.ma/gremid/communication_EFM_2015/Abouali%20Benddou%20Bellihi.doc">http://www.ucam.ac.ma/gremid/communication_EFM_2015/Abouali%20Benddou%20Bellihi.doc</a></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Attouch, H.&amp; Nia, H. (2014). </span><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><em>Entrepreneuriat coop&eacute;ratif et inclusion socio&eacute;conomique des populations d&eacute;favoris&eacute;es au Maroc,</em> XXX&egrave;mes Journ&eacute;es du d&eacute;veloppement ATM 2014 Colloque &laquo;&nbsp;Ethique, entrepreneuriat et d&eacute;veloppement&nbsp;&raquo; Universit&eacute; Cadi Ayyad, Marrakech, 29, 30 et 31mai 2014.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Bacq, S., Janssen, F. (2011), The Multiple Faces of Social Entrepreneurship: A Review of Definitional Issues Based on Geographical and Thematic Criteria. <em>Entrepreneurship and Regional Development</em>, vol.5, n&deg;6, 373-403. </span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Bennani B. (2013). Marketing, quelle place dans la gestion des coop&eacute;ratives au Maroc&nbsp;: Cas des coop&eacute;ratives de la r&eacute;gion Tensift HAOUZ. <em>Revue Marocaine de Recherche en Management et Marketing,</em> 8.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Bornstein, D. (2004). <em>How to change the World: Social Entrepreneurs and the Power of New Ideas.</em> Oxford University Press.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Charreire, S. &amp; Durieux, F. (1999). Explorer et tester. In : Thi&eacute;tart, R-A et coll., <em>M&eacute;thodes de recherche en Management</em>, Editions Dunod.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Dardour, A. (2012). Les mod&egrave;les &eacute;conomiques en entrepreneuriat social : Proposition d&rsquo;un mod&egrave;le int&eacute;grateur, <em>La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion</em>, 255-256, 49-57.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Dart, R. (2004). The legitimacy of social enterprise. <em>Nonprofit Management and Leadership</em>, 4, 411&ndash;424.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Dees, J. G., Anderson, B.B. (2006). Framing a Theory of Social Entrepreneurship: Building on Two Schools of Practice and Thought. <em>Research on Social Enterpreneurship</em>, vol.1, no 3, 39-66.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Djessouho, D. (2015), <em>Analyse socio-&eacute;conomique du fumage du poisson de la p&ecirc;che artisanale maritime sur le littoral du B&eacute;nin</em>, Agrocampus, 2015.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Fakir, F.Z. (2018). L&rsquo;entrepreneuriat au service du d&eacute;veloppement durable : quelles perspectives pour les entreprises durables ? Cas de la coop&eacute;rative F&eacute;minine COOFPROMER- R&eacute;gion Souss Massa-Agadir, <em>Revue Marocaine De La Pensee Comtemporaine</em>, 2. http://revues.imist.ma/index.php?journal=RMPC</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Fayolle, A. &amp; Matlay, H. (2010). </span><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times=""><em>Handbook of Research in Social Entrepreneurship</em>. Cheltenham (UK), Edward Elgar.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Food and Agriculture organization of the United Nations (FAO) <www.fao.org> </www.fao.org></span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Fraisse, L., Gardin, L., Laville, J-L., Petrella, F. &amp; Richez-battesti, N. (2015). <em>L&rsquo;entrepreneuriat social est-il soluble dans l&rsquo;ESS ? </em>Actes des Rencontres du RIUESS disponible en ligne http://base. socioeco.org/docs/riuess15fraisse_et_aldef.pdf</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Harrison, E. (2001). <em>Rights and poverty issues: Lessons for the sector. Background paper for DFID/FGRP-3/ARP</em>, Workshop on practical strategies for poverty targeted research; 7&ndash;11 November, Overseas Development Institute, p 23.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">HCP (2014). Note d&rsquo;information du Haut Commissariat au plan au sujet de la situation du march&eacute; du travail au premier trimestre de l&rsquo;ann&eacute;e 2014, Rabat.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">HCP (2014). Taux de ch&ocirc;mage par r&eacute;gion en 2013, http://www.hcp.ma/Taux-de-chomage-par-region_r92.html.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Initiative Nationale pour le D&eacute;veloppement Humain (INDH) <www.indh.gov.ma></www.indh.gov.ma></span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Institut National de la Recherche Halieutique (INRH) <www.inrh.ma></www.inrh.ma></span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Jones, R. (2000). <em>M&eacute;thodes de recherche en sciences humaines</em>. Editions De Boeck, Bruxelles.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Kamili, A., Rafik, M. &amp; Belkadi, K. (2015). <em>Etude Socio-Economique De L&rsquo;activit&eacute; D&rsquo;exploitation Des Ressources Littorales&nbsp;: R&eacute;gion Souss Massa</em>, INRH, mai 2015.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Kerlin, J. A. (2010). A comparative analysis of the global emergence of social enterprise, <em>Voluntas</em>, 2, 162.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Kleiber, D., Harris, L.M. &amp; Vincent, A.C.J. (2014). </span><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Genderand small-scale fisheries: A case study for counting women and beyond.</span><em><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times=""> </span></em><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><em>Fish and Fisheries</em>, vol. 15, n&deg; 3. </span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Kronen, M. (2015). <em>&Eacute;galit&eacute; hommes-femmes, p&ecirc;che et aquaculture : de la strat&eacute;gie &agrave; l&rsquo;action.Les enseignements de la politique allemande de d&eacute;veloppement durable, HINA, les femmes et la p&ecirc;che</em>, Bulletin de la CPS.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Majdouline, I., Elbaz, J. (2017). Complexit&eacute; et perception des effets socio&eacute;conomiques de l&rsquo;entrepreneuriat social : cas des entreprises sociales au sud du maroc,&nbsp; <em>Projectics / Proy&eacute;ctica / Projectique</em>, De Boeck Sup&eacute;rieur, 17, 41-62.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Mergoum, I. &amp; Hinti, S. (2016). L&rsquo;entrepreneuriat coop&eacute;ratif : un levier du d&eacute;veloppement territorial au Maroc. <em>Revue &Eacute;conomie, Gestion et Soci&eacute;t&eacute;</em>, 8.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Morse, J. (1995). The significance of saturation. Qualitative Health Research, vol. 5, n&deg; 2,147</span><span lang="EN-US" mincho="" ms="" style="font-family:">‑</span><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">149.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Office de D&eacute;veloppement de la Coop&eacute;ration (ODCO) &lt; www.odco.gov.ma&gt;</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Organisation Internationale du Travail (OIT), <www.ilo.org></www.ilo.org></span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Oster, S.M., Massarsky, C.W. &amp; Beinhacker, S.L. (2004). <em>Generating and Sustaining Non-profit Earned Income. A Guide to Successful Enterprise Strategies</em>. Jossey-Bass, San Francisco, CA.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Patton, M.Q. (2002). Qualitative Research and Evaluation Methods, Sage Publications.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Peredo, A. M., Chrisman, J. J. (2006). Toward a theory of community-based enterprise. <em>Academy of Management Review</em>, 2, 309&ndash;328.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Resaego (2019). <em>Le mensuel des d&eacute;cideurs</em>, salon Halieutis 5<sup>&egrave;me</sup> &eacute;dition, 92, F&eacute;vrier 2019.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Schaltegger, Stefan, Wagner &amp; Marcus. (2010). Sustainable Entrepreneurship and sustainability Innovation: Categories and Interactions, Business Strategy and the InterScience www.interscience.Wiley.com</span></span></span></span>.</p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Sharir, M., Lerner, M. (2006). Gauging the success of social ventures initiated by individual social entrepreneurs, <em>Journal of world business</em>, 41, 6-20.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Short, J.-C., Moss, T. W., Lumpkin, G.T. (2009). Research in social entrepeneurship: past contributions and future opportunities. <em>Strategic entrepreneurship Journal,</em> 3, 161-194.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Tracey, P., Phillips, N. (2007). The distinctive challenge of educating social entrepreneurs: a postscript and rejoinder to the special issue on entrepreneurship education. <em>Academy of Management Learning &amp; Education</em>, 2, 264&ndash;271.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Van Slyke, D. M., Newman, H. K. (2006). Venture philanthropy and social entrepreneurship in community redevelopment, Non profit Management and Leadership, 3, 345-368.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Weeratunge, N. &amp; Snyder, K. (2009). <em>Gleaner, fisher, trader, processor: Understanding gendered employment in the fisheries and aquaculture sector</em>, Paper presented at Workshop on gaps, trends and current research in gender dimensions of agricultural and rural employment: differentiated pathways out of poverty, Rome, 31 March &ndash; 2 April 2009. </span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">WorldFish (2010). <em>Gender in fisheries: Do women support, complement or subsidize men&rsquo;s small-scale fishingactivities</em>, Issues Brief 2108, Penang, Malaysia:WorldFish Center. </span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; text-indent:7.1pt; margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Zahra, S., Gedajlovic, E., Neubaum, D. &amp; Shulman, J. (2009). A typology of social entrepreneurs: Motives, search processes and ethical challenges, <em>Journal of Business Venturing</em>, 24, 519</span><span lang="EN-US" mincho="" ms="" style="font-family:">‑</span><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">532.</span></span></span></span></p> <p style="text-align:justify; margin-bottom:11px">&nbsp;</p> <div>&nbsp; <hr align="left" size="1" width="33%" /> <div id="ftn1"> <p class="MsoFootnoteText"><span style="font-size:10pt"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1" style="color:blue; text-decoration:underline" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:107%"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">[1]</span></span></span></span></span></span></a><span new="" roman="" style="font-family:" times=""> <span style="background:white"><span style="color:#174776">Strat&eacute;gie de d&eacute;veloppement du secteur halieutique au Maroc, lanc&eacute;e en 2009 pour une p&eacute;riode de 10 ans.</span></span></span></span></span></p> </div> <div id="ftn2"> <p style="margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2" style="color:blue; text-decoration:underline" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span style="font-size:11.0pt"><span style="line-height:107%"><span calibri="" style="font-family:">[2]</span></span></span></span></span></a> <span style="font-size:10.0pt"><span style="background:white"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><span style="color:#174776">FAO, 2016. Directives volontaires visant &agrave; assurer la durabilit&eacute; de la p&ecirc;che artisanale dans le contexte de la s&eacute;curit&eacute; alimentaire et de l&rsquo;&eacute;radication de la pauvret&eacute;. Rome</span></span></span></span></span></span></span></p> </div> <div id="ftn3"> <p style="margin-bottom:11px"><span style="font-size:11pt"><span style="line-height:107%"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3" style="color:blue; text-decoration:underline" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span style="font-size:11.0pt"><span style="line-height:107%"><span calibri="" style="font-family:">[3]</span></span></span></span></span></a> <i><span style="font-size:10.0pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Mohammed Rachid Doukkali et Abdelkabir Kamili, 2018. Syst&egrave;me marocain de production halieutique et sa d&eacute;pendance du reste du monde. </span></span></i><i><span lang="EN-US" style="font-size:10.0pt"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">Research Paper. OCP Policy Center</span></span></i></span></span></span></p> </div> <div id="ftn4"> <p class="MsoFootnoteText"><span style="font-size:10pt"><span style="font-family:Calibri, sans-serif"><a href="#_ftnref4" name="_ftn4" style="color:blue; text-decoration:underline" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span class="MsoFootnoteReference" style="vertical-align:super"><span style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:107%"><span calibri="" style="font-family:">[4]</span></span></span></span></span></a> <i><span lang="EN-US" new="" roman="" style="font-family:" times="">Bennett, N.J. and Dearden, P. 2014. From measuring outcomes to providing inputs: Governance, management, and local development for more effective marine protected areas. Marine Policy 50:96-110.</span></i></span></span></p> </div> <div id="ftn5"> <h1 style="margin-top:16px"><span style="font-size:16pt"><span style="line-height:107%"><span style="break-after:avoid"><span calibri="" light="" style="font-family:"><span style="color:#2e74b5"><span style="font-weight:normal"><a href="#_ftnref5" name="_ftn5" style="color:blue; text-decoration:underline" title=""><i><span lang="EN-US" style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:107%"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""><b><span lang="EN-US" style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:107%"><span new="" roman="" style="font-family:" times="">[5]</span></span></span></b></span></span></span></i></a><i><span lang="EN-US" style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:107%"><span new="" roman="" style="font-family:" times=""> Bennett, N.J., Govan H., Satterfield, T. 2015. Ocean grabbing. Marine Policy 57:61&ndash;68</span></span></span></i></span></span></span></span></span></span></h1> <p class="MsoFootnoteText">&nbsp;</p> </div> </div>