<p style="text-align: left;"><span style="font-size:12.0pt"><span style="line-height:107%"><span arial="" style="font-family:">L’Occident a initié, il y a de cela plusieurs siècles, une coupure ontologique étant aujourd’hui à l’origine d’une crise sociétale majeure. Par valorisation d’une logique utilitariste ne considérant que les acteurs sociaux « sains » de corps et d’esprit, la société capitaliste néolibérale marginalise des individus jugés « inaptes » tels que les personnes handicapées et domine d’autres espèces à des fins de rentabilité. Cependant, l’individu post-moderne, en quête de résonance, revendique dorénavant une autre manière de faire société. Cet article revient sur les défaillances de l’esprit moderne afin de mieux appréhender les dangers de la logique cartésienne anthropocentriste et différentialiste, source de domination et de discrimination, et s’intéresse à l’émergence d’un certain attrait pour la reliance. À l’aide d’une enquête concernant le potentiel de formation d’un lien social réenchanté par l’intermédiaire du cheval, partenaire de longue date, nous questionnons la capacité des êtres – humains ou non, en situation de handicap ou non – d’interagir entre eux sur la base d’un processus sensible commun et d’élaborer un contrat social de nature écosophique.</span></span></span></p>